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Le site officiel du Stade Valeriquais Handball

Dans Handzone... Saint Val

Publié par catbaz sur 29 Avril 2016, 11:38am

Le travail du club reconnu dans les médias

N1M : le Stade Valeriquais cultive l'esprit de famille
29 Avril 2016 | National > Nationale 1M

Présentation de la 20° Journée de Nationale 1 Masculine.
Encore 180 minutes à jouer pour les acteurs de N1M : Nice n'a besoin que d'un point pour assurer la première place, un voyage compliqué l'attend à Pau-Nousty. En poule 2, le leader Caen pourrait gagner le championnat si son dauphin Rouennais venait à chuter contre Vernon. Le duel à distance St-Gratien - Strasbourg continue plus que jamais en poule 3. Cette semaine, Handzone s'intéresse au Stade Valeriquais, un club Normand aux moyens modestes mais qui réussit depuis deux saisons de fort belle manière à ce niv
eau.

S’il y avait du pétrole à St-Valéry en Caux, ça se saurait ! Non, on ne trouvera définitivement jamais d’or noir en pays Cauchois… mais il n’en reste pas moins des idées fortement ancrées et un savoir-faire sur la gestion humaine d’un groupe de handballeurs. L’élite amateur a certes progressé depuis une dizaine d'années mais le Stade Valeriquais a su trouver sa place en N1M après avoir longtemps et patiemment fait ses gammes à l’échelon inférieur : la preuve avec un deuxième maintien consécutif acquis de haute lutte ces dernières semaines. A l’origine du succès, Catherine Bazin, la dame emblématique du club, a insufflé l’esprit si caractéristique du Stade Valeriquais : une famille avant tout… où les valeurs humaines ont toutes leur place. Sur le terrain une bande de copains avec Mathieu Marcisz, Christophe Deshayes ou Thibaud Fatoux en chefs de file… pour tenter de ramener à chaque fois la barque Valeriquaise à bon port. Et sur le banc, l’ancien gardien Ibrahima Diallo a pris le relais transmis l’été dernier par Dame Bazin… histoire d’assurer en bonne intelligence la continuité du travail accompli. Maintien en poche, le club du président Plounevez vit une fin de saison sereine… avec tout de même quelques belles échéances à honorer, et la première d’entre elles est un derby alléchant à domicile à jouer ce samedi contre le voisin Gonfrevillais. Retour sur ce brillant parcours avec "Ibou" Diallo, l’entraîneur en chef du Stade Valeriquais.

Ibou, le maintien est acquis… et l’objectif est rempli ?
Oui, ça nous permet d’être plus sereins. D’ailleurs, on l’était un peu trop sur la première mi-temps à Nantes. On va pouvoir préparer la saison prochaine avec des joueurs qui partiront et de nouvelles têtes qui viendront nous rejoindre.

Dernier revers à Nantes… et à l’origine un très mauvais démarrage ?
On a complètement manqué d’agressivité en première mi-temps. Je pense qu’on n’était pas prêts à livrer bataille. On les a laissé jouer… et forcément quand on laisse des jeunes de qualité s’exprimer, on s’expose à de gros problèmes. On a énormément d’échecs aux tirs… six buts inscrits sur une quantité d'occasions. On a rectifié le tir en seconde mi-temps parce qu’on prend en stricte Lagarde. Ça nous a d’ailleurs permis de récupérer des ballons et de mettre des buts plus faciles. Mais globalement, on n’était pas prêt… en plus d’avoir quelques absents.

En début de saison, on a craint pour St Val’ avec la blessure de Pierre Fitte-Duval, le gaucher buteur. Finalement, vous avez su vous adapter ?
C’était un coup dur pour nous… on a passé une mauvais semaine après ça mais il a fallu passer tout de suite à autre chose. On a intégré un jeune de 17 ans (Théo Omer) et j’ai confié le poste d’arrière droit à Mathieu Marcisz, mon capitaine et un ancien du club qui est arrière droitier. Et il y a une prise de responsabilité de chacun des joueurs sur la base arrière. Là où l’année passée Pierrot (Fitte-Duval) mettait dix à douze buts par match, aujourd’hui les autres prennent des responsabilités aux tirs à l’image de Christophe Deshayes à l’aile ou Thibaud Fatoux. On a trouvé des solutions et le jeu s’est petit à petit équilibré.

A St Val’, priorité est faite aux joueurs maison, c’est la philosophie du club ?
C'est la démarche qui a été mise en place par Catherine Bazin, entraîneure au club depuis plus de trente ans. Je suis arrivé il y a neuf ans et j’ai marché tranquillement dans ses pas à elle. D’un autre côté, on sait que financièrement, on ne peut pas faire des grands coups d’éclat… Il s’agit pour nous d’amener un maximum de jeunes du club à la N1/N2. On travaille dans ce sens… à l’image de Théo (Omer) que l’on a mis dans les meilleures conditions pour s’exprimer à ce niveau-là. Catherine et moi, on s’occupe des -17 et des -15… et il y a toujours un lien avec l’équipe première, on y tient.

Peu de recrues au Stade Valeriquais… mais pratiquement jamais d’erreurs de casting ?
Ce sont en majorité des jeunes, soit issus de centre de formation, soit un bon joueur qui est dans les clubs aux alentours. L’année dernière, c’était par exemple Quentin N’Goulou. Tout l’environnement du club pèse aussi dans la balance… parce que c’est un club familial. On a même des supporters qui nous ont suivi jusqu’à Lanester cette année. Notre club de supporters existe depuis deux ans et nous aide beaucoup. Tout un tas d’éléments qui font que les recrues s’intègrent rapidement. Après, la différence avec un autre club, c’est qu’on n’a pas une obligation vitale de résultats. Se maintenir… oui mais si demain on n’y arrivait pas, ça n’est pas catastrophique. L’objectif, c’est de se maintenir en N1… d’autant que l’on sait qu’on ne pourra pas aller plus haut.

Il y a moins d’un an, tu succédais sur le banc à Catherine Bazin… un pilier du club. On imagine un peu d’appréhension ?
En même temps, si elle m’a donné les clés, c’est qu’elle m’a senti capable de le faire. Ca fait neuf que je travaille avec Catherine et j’ai énormément progressé à ses côtés… et en tant que joueur et en tant qu’entraîneur. Il y a au départ de la pression… mais j’avais travaillé en tant qu’adjoint la saison dernière et j’ai la chance d’avoir un bon groupe… aujourd’hui ça fonctionne parce qu’on est resté dans la lignée de ce qu’on faisait précédemment. J’ai apporté des petites touches personnelles mais il n’y a pas eu de gros bouleversements dans le jeu.

De bons résultats chez vous avant tout, c’est l’exigence que vous vous fixez ?
Je suis hyper exigeant pour prendre des points à domicile. D’abord, parce qu’on a énormément de gens qui nous suivent… on a un petit gymnase mais il est tout le temps plein. Dans cette ambiance, c’est plus facile pour mes joueurs de se lâcher et de jouer à fond. Et ensuite, parce que le maintien se joue beaucoup à la maison.

Avec autant de clubs Normands dans ce championnat, c’est facile de se situer localement ?
On est le petit poucet, dans une petite ville balnéaire de 5.000 habitants… on n’est pas dans de grandes agglomérations comme Caen, Rouen ou Gonfreville. On est excentré et on ne se place que sur 180 degrés : de l’autre côté, il y a la mer… et on ne va évidemment pas recruter des poissons (rires). En fait, on ne se situe pas en dessous ni au-dessus des autres. On a peut-être pour certains des moyens limités mais notre objectif c’est de jouer et d’emmener nos joueurs au plus haut.

Un derby contre Gonfreville vous attend… un match spécial à jouer ?
Oui, notamment pour moi qui suis un ancien de Gonfreville. C’est un gros derby et un match qu’il faut gagner absolument… question de suprématie régionale ! On n’a pas le droit à l’erreur. Le seul derby qu’on ait gagné cette saison, c’est justement chez eux. Ils viendront avec un esprit revanchard d’autant plus qu’ils ne sont toujours pas sûrs d’être maintenu même s’il y a très peu de probabilité pour qu’ils descendent. Je pense qu’ils viendront ici avec les dents qui vont rayer le parquet, à nous d’être prêts au combat.

Poule 1

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